Inondations, crues et Seil

Repère de la crue de la Loire de décembre 1910
Photo : Wikimedia CommonsJusqu’au milieu du XXe siècle, la Loire envahissait le village parfois plusieurs mois par an. Les rues devenaient des canaux : courrier, mariages et enterrements se faisaient en barque, et les enfants préféraient godiller plutôt qu’aller à l’école.
Ce que l’on voit encore : les escaliers extérieurs en pierre qui mènent directement à l’étage, car le rez-de-chaussée n’était pas habité ; les crochets sous le toit pour hisser les meubles avec une poulie ; l’inscription des quatre grandes crues (1872, 1904, 1910, 1955) quai Marcel Boissard ; les cartes postales anciennes.
Le Seil, bras de Loire, séparait Trentemoult, Norkiouse, la Haute-Île et la Basse-Île du bourg ; on le passait en barque jusqu’aux ponts de 1857-1858. Coupé par la voie ferrée en 1875, il fut comblé au début des années 1960. Il en reste un filet d’eau et un sentier discret sous la route de Pornic. Un autre ruisseau, le Courtil-Brisset, comblé en 1848, dessine encore le tracé des rues Jouneau, Soulas et Bruneau.

Inondation de décembre 1910 à Nantes
Photo : Wikimedia CommonsLa digue
Construite à partir de 1833 pour canaliser le fleuve, promenade appréciée, détruite juste avant la Seconde Guerre mondiale.
Sources : Rezé Histoire n°97 (avril 2026), « 3 balades pour comprendre Trentemoult », association Rezé Histoire – rezehistoire.fr. Textes réécrits par trentemoult.com ; pour aller plus loin, procurez-vous la revue.